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PROPOS

L’INFLUENCE DE LA VIE « VIRTUELLE » des ado­les­cents sur leur vie réelle

À un âge où la construc­tion de la per­son­na­li­té dépend plus que jamais du regard de l’autre, l’importance de leur « exis­tence » sur les réseaux est pri­mor­diale pour les ados. Elle est le baro­mètre de leur popu­la­ri­té qui influence leur sen­ti­ment d’existence et de puis­sance. Les réseaux sont un espace ambi­va­lent qui exa­cerbe les ques­tions de repré­sen­ta­tion sociale. On y affiche des sel­fies et des posts qui doivent paraître sin­cères, mais qui n’en sont pas moins une mise en scène de soi qui va sou­vent jusqu’au masque (pseu­do, filtres…). Ils per­mettent de faire com­mu­nau­té et d’idéaliser des ren­contres en tenant à dis­tance la vie réelle, mais peuvent aus­si deve­nir une arme de des­truc­tion redou­table (har­cè­le­ment, comptes ficha…). Ces ques­tions de popu­la­ri­té, lyn­chage, amour vir­tuel, ou encore de coming out sur les réseaux exa­cerbent les sen­sa­tions bien concrètes liées aux muta­tions phy­siques et émo­tion­nelles des adolescents.

REMETTRE AU CENTRE LA QUESTION DU CORPS

La ques­tion des réseaux chez les ado­les­cents révèle un sujet bien plus vaste que celui du numé­rique et de son uti­li­sa­tion, celui du rap­port au corps : corps fan­tas­mé, corps caché, besoin d’être tou­ché, peur d’être reje­té, décou­verte de la sexua­li­té, sen­sa­tion d’être étran­ger à ce qu’on est en train de deve­nir, de ne pas être celui ou celle qu’on avait ima­gi­né, crainte ne pas cor­res­pondre à la norme, sen­sa­tions de toute puis­sance ou d’extrême fai­blesse, conduites dan­ge­reuses pour éprou­ver la valeur de la vie et se sen­tir vivant…