Le monde est un corps, cosmogonie chinoise

Pendant dix-huit mille ans, le dieu P’an kou dormit dans un œuf.

Lorsqu’il se réveilla, il frappa la paroi jusqu’à ce qu’elle se brise en deux. Les éléments jaillirent et se répandirent. Les éléments de yin formèrent le ciel, ceux du yang, la terre.

Pendant dix mille autres années, le ciel, la terre et P’an Kou grandirent.

Quand il eut fini sa croissance, P’an Kou resta immobile jusqu’à sa mort.

Alors son corps se transforma pour donner vie au monde :

son souffle devint le vent et les nuages,

sa voix, le tonnerre,

son œil gauche, le soleil,

son œil droit, la lune,

ses cheveux et sa barbe, les étoiles,

ses quatre membres, les quatre « extrémités » du monde,

son sang et ses humeurs, les fleuves et les rivières,

ses veines, les routes,

ses poils, les prairies,

sa sueur, la rosée,

et ses puces, des hommes, des animaux, des plantes, des esprits et des fantômes.

Pan-Kou

P’an-Kou, le créateur du monde tient entre ses mains le symbole du Yin et du Yang (Fernand Comte, Art. « Mythologies chinoise et mongole », dans Larousse des mythologies du monde, France Loisirs, Paris, 2005)

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1. Dans la cosmogonie chinoise :

 
 
 


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