ALCESTE ET CÉLIMÈNE : MOLIÈRE VS 4È DU COLLÈGE VOLTAIRE

1è ATELIER AVEC MARION SUZANNE > COLLEGE VOLTAIRE > CLASSE DE 4E DE BERTRAND LOUET

Alceste : Bb faut qu’on parle  
Ce que tu fais ça me casse un peu les couilles
T grave dans l’abus 
Dans tous les cas tu le sais je le sais on va se quit­ter
Et en vrai de vrai j’ai pas les couilles pour le faire.

Céli­mène : Donc tu me ramènes chez moi pour m’embrouiller ?!
(tchippppp )

Alceste : Je veux pas te faire chier mais … 
Tu vas trop voir ailleurs, y’ a trop de mecs dans ta vie.
Chui quoi moi pour toi ?! Une simple merde ! Hein ?!
Je peux plus là, c’est trop pour moi, je cède.

Céli­mène : T’es en train de dire que je suis ta chose, je t’appartiens ! 
Écoute moi chui une femme libre 
et si ça te convient pas va te faire foutre. 
Any­ways …
Les mecs viennent me par­ler tu veux que je fasse quoi, que je les recale, 
que j’arrête de leur par­ler,
j’te rap­pelle qu’on est pas marié, t’es per­sonne par rap­port à moi,
je fais c’que j’veux, si ça te plait pas, casse toi !

Alceste : Alors calme toi c’est vrai­ment pas ce que je vou­lais que tu com­prennes, 
je te demande pas de les recale ni d’arrêter de leur par­ler je te demande juste de com­prendre que je te kiff, Céli­mène putain j’te kiff, qu’est-ce que tu veux pas com­prendre. 
Mais quand tu demandes de ken ouver­te­ment tu peux pas dire que c’est entiè­re­ment de leur faute. 
Je sais que t’es une meuf juste incroyable, que ton regard en fait tom­ber plus d’un, que ton corps en fait baver d’autres, ta joie de vivre en impres­sionne mais un truc qui fait de toi ma Céli­mène c’est l’espoir que tu donnes à tous ces mecs dont moi qui suis juste dingue de toi. 
La seule chose que j’attends de toi, c’est pas for­cé­ment que tu me donnes tout l’amour que j’ai pour toi mais me regar­der comme celui qui sera tou­jours et à jamais avec toi.

Sal­ma D., Nina R., Rose B. M.

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 Pour mémoire… l’original :

Le Misan­thrope , Acte II scène 1

ALCESTE : Madame, vou­lez-vous que je vous parle net?
De vos façons d’a­gir, je suis mal satis­fait.
Contre elles, dans mon cœur, trop de bile s’as­semble,
Et je sens qu’il fau­dra que nous rom­pions ensemble.
Oui, je vous trom­pe­rais, de par­ler autre­ment,
Tôt, ou tard, nous rom­prons, indu­bi­ta­ble­ment;
Et je vous pro­met­trais, mille fois, le contraire,
Que je ne serais pas en pou­voir de le faire.

CÉLIMÈNE : C’est pour me que­rel­ler, donc, à ce que je vois
Que vous avez vou­lu me rame­ner chez moi?

ALCESTE : Je ne que­relle point; mais votre humeur, Madame,
Ouvre, au pre­mier venu, trop d’ac­cès dans votre âme;
Vous avez trop d’a­mants, qu’on voit vous obsé­der Et mon cœur, de cela, ne peut s’accommoder.

CÉLIMÈNE : Des amants que je fais, me ren­dez-vous cou­pable?
Puis-je empê­cher les gens, de me trou­ver aimable?
Et lorsque, pour me voir, ils font de doux efforts,
Dois-je prendre un bâton, pour les mettre dehors?

ALCESTE : Non, ce n’est pas, Madame, un bâton qu’il faut prendre,
Mais un cœur, à leurs vœux, moins facile, et moins tendre.
Je sais que vos appas vous suivent en tous lieux,
Mais votre accueil retient ceux qu’at­tirent vos yeux;
Et sa dou­ceur offerte à qui vous rend les armes,
Achève, sur les cœurs, l’ou­vrage de vos charmes.
Le trop riant espoir que vous leur pré­sen­tez,
Attache, autour de vous, leurs assi­dui­tés;
Et votre com­plai­sance, un peu moins éten­due,
De tant de sou­pi­rants chas­se­rait la cohue.
(…)

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