JEUX DE MASSACRE / Transmédia

# EXTIM # TOUTE NUE # FENÊTRES SUR

Un projet imaginé par Émilie Anna Maillet

d’après Lars Norén et Georges Feydeau

→ Théâtre, Web, Installations, Espace public, Art numérique

S’inspirant des pièces dites de chambre de Georges Feydeau et du théâtre sociologique de Lars Norén, Jeux de massacre  questionne la façon dont les enjeux de réussite et de reconnaissance, la guerre des sexes, le combat pour obtenir ou conserver sa place, le carcan social et ses jeux de masques ont pénétré les moindres recoins de notre société de l’image, devenue à proprement parler société du spectacle.

JEUX DE MASSACRE décline plusieurs propositions artistiques et plusieurs formes destinées à fonctionner en diptyque :
– EXTIM : Réseau social fictionnel / Mashup interactif / Installation vidéo performée
– TOUTE NUE : spectacle en salle (vidéo et Skype)
– FENETRES SUR : spectacle pour l’espace public et pour spectateurs connectés

Ces dispositifs théâtraux, audiovisuels et numériques impliquent des artistes-techniciens-créateurs-inventeurs-acteurs ainsi que des amateurs. Ils questionnent le thème mais également l’écriture et plus spécifiquement la narration et la dramaturgie, auxquelles les nouvelles technologies et les moyens de communication désormais quotidiens (texto, réseaux sociaux, mails, skype…), ouvrent des champs d’exploration et d’innovation immenses.

JEUX DE MASSACRE, à travers ses différentes façons d’impliquer les spectateurs (en amont de leur venue au théâtre et tout au long de la soirée), à travers la déambulation, de par son principe de perméabilité générale (entre les espaces de la réalité et ceux de la fiction, les espaces réels et virtuels, sociaux et intimes) déplace le public tant physiquement, que dans son ‘rôle’ habituel de spectateur, dans l’usage qu’il fait des différents espaces du théâtre, dans ses points de vue, et enfin dans sa perception de la notion même de représentation et de ce qu’elle recouvre.

Ce travail de déambulation, de passages, de seuils, permet de faire émerger une dramaturgie dynamique, complexe, et émancipatrice pour le public. Le fait d’être toujours dans l’indéterminé, dans l’incertain engage à rester attentif. Il ne s’agit plus simplement d’être spectateur passif vis-à-vis de l’objet proposé, mais bien en mouvement, afin d’éprouver tant physiquement, qu’émotionnellement et intellectuellement la dialectique d’une question, ici d’ordre politique autant qu’existentiel.

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