FENÊTRES SUR

# JEUX DE MASSACRE # EXTIM # TOUTE NUE

D’après Georges Feydeau et  Lars Norén

Conception et mise en scène Émilie Anna Maillet

→ Espace public et spectateurs connectés / projet en développement

Façade : Apparence donnée à quelque chose, comportement affecté par quelqu’un dans le but de cacher son état réel. Son synonyme est ‘apparence’.

Malgré la façade protégeant des regards de la rue, l’intimité se laisse deviner à travers les fenêtres.  Et si, à la manière de Dogville de Lars Von Trier, ces murs protecteurs se perçaient ?
FENETRES SUR est le volet pour l’espace public du projet transmédia JEUX DE MASSACRE imaginé par Emilie Anna Maillet. S’inspirant des pièces dites de chambre de Georges Feydeau et du théâtre sociologique de Lars Norén, JEUX DE MASSACRE questionne la façon dont les enjeux de réussite et de reconnaissance, la guerre des sexes, le combat pour obtenir ou conserver sa place, le carcan social et ses jeux de masques, de façade, ont pénétré les moindres recoins de notre société de l’image, devenue à proprement parler société du spectacle.

FENETRES SUR se structure autour d’une façade d’immeuble, d’une application dédiée et de mapping permettant aux spectateurs d’assister et de prendre part au spectacle par la triple entrée que constituent les fenêtres de l’immeuble, les écrans de leurs Smartphones ou tablettes, et le gigantisme des images projetées.
Les scènes se déroulent dans différents appartements d’un même immeuble et dans la rue devant l’entrée, comme autant de familles, et d’histoires qui cohabitent. Le spectateur, tel un voyeur à la manière de James Stewart dans Fenêtre sur cour, les épie à travers leurs fenêtres. Depuis la rue, on voit chaque appartement s’allumer et s’éteindre ; on peut suivre les déplacements des personnages chez eux.

Ce dispositif et la relation au public qu’il induit fait sortir brutalement Feydeau et Norén de leur salon. La puissance et la démesure de la rue offrent aux guerres intimes et aux ambitions individuelles des personnages des perspectives de transpositions poétiques et lyriques.
La façade d’immeuble nécessite d’impliquer radicalement les corps.  Cette verticalité qui nous écrase, inspire des images où les personnages cherchent à se dépasser, à sortir de leur condition humaine, à s’extraire de la pesanteur terrestre.  C’est pourquoi l’équipe sera composée entre autres d’acteurs circassiens.

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