Hiver

Avec Airy Routier et Violaine de Carné
création vidéo de Maxime lethelier
c
réation Lumière de Laurent Beucher

Scénographie Emilie Anna Maillet et Maxime lethelier
Mise en scène de Emilie Anna Maillet
Musique de Clement Fabre
Auteur : Jon Fosse  / Traduction : Terje Sinding  @l’Arche éditeur

Dans un jardin public, une femme aborde un homme. Elle affirme « je suis ta nana ». Lui, en voyages d’affaires dans cette ville, rate son rendez-vous. Deux êtres en crise, en vertige, qui vont se trouver, peut-être pour mieux se perdre, peut-être pour vivre.  À tout moment les personnages pourraient renouer avec le monde, choisir d’agir. Je pense à « l’affaire Roman », cet homme, qui, un matin ne se lève pas pour se rendre à son concours. Il entend le réveil, mais il laisse faire. De là s’enclenche le mensonge. Pourquoi ne s’est -il pas levé, rattraper la réalité?

L’incapacité à dire, à être, de cet homme et de cette femme me bouleverse. On pourrait s’attacher au récit anodin d’une rencontre amoureuse pour se rassurer du vertige des personnages. J’ai choisi de travailler sur une écriture croisée entre le texte de Fosse et la Magie Nouvelle qui permet de dépasser le domaine visuel pour s’adresser aux autres sens. Le théâtre de narration s’efface, brisé par ces glissements « hors du monde » où la logique échappe à la pensée. Des hologrammes, présences perdues et la matière fantomatique, mettent en doute la réalité des acteurs. Troublés mais toujours mêlés au réel, les corps apparaissent comme des vêtements dont on serait dépossédé, on pourra parler d’une dissociation de l’être.

  • Hiver
  • Hiver / acte 2
  • Hiver /acte2
  • Hiver / acte 2
  • Hiver / Acte 2
  • Hiver /acte 4
  • Hiver/ acte 2
  • Hiver/ acte 3

LA PRESSE

Télérama

« Des êtres solitaires aux contours flous, des « présences / absences », tels apparaissent les personnages de Jon Fosse (…)  C’est beau comme les vidéos de Bill Viola mais il s’agit là d’art numérique et de magie qui créent différentes profondeurs de champ, impressionnent les yeux et rendent sensible cet univers flottant. Des trouvailles judicieuses correspondant bien à l’écriture minimaliste du dramaturge qui joue des blancs, des silences et livre des bribes de vie saisies dans un univers fantômatique…» Sylviane Bernard-Gresh  (en entier dans Presse)

Un Fauteuil pour Orchestre

«….Violaine de Carné et Airy Routier jouent cette partition ténue, cherchant leur point d’équilibre sur le fil tendu, entre le jeu des corps présents et les mouvements des ombres colorées des corps enregistrés. Violaine de Carné est une Venus parfois plaintive et gracieusement callipyge et Airy Routier, un membre actif mais subalterne d’une société quelconque, qui s’ouvre à l’inconnue peut-être pour la première fois… Ces images de nous mêmes qui prolongent nos présences physiques et révèlent l’autre part, plus muette, plus réceptive et peut-être plus consciente du destin qui se joue, pour chacun, à cet instant, par delà le mouvement bringuebalant et ininterrompu de la grande ville humaine». Jean-Christophe Carius  (en entier dans Presse)

télécharger le dossier artistique

Comments are closed.